Arte ARTE Reportage

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Thaïlande : la dictature silencieuse ?
Depuis que l’armée thaïlandaise a effectué un coup d’Etat et confisqué le pouvoir le 22 mai 2014, le régime dirigé par le général Prayut Chan-O-Cha, ne cesse d’appliquer des mesures de plus en plus répressives.
Intimidations, arrestations, incarcérations, les mesures draconiennes de la junte pour réprimer les citoyens, qui souhaitent simplement pouvoir exercer leurs droits fondamentaux, ne font qu'élargir le cercle des opposants au régime.
Les manifestations ou les regroupements pacifiques sont désormais strictement interdits sous peine d’emprisonnement. Les accusations de crimes de lèse-majesté se sont multipliées depuis l’arrivée du régime militaire au pouvoir. Les forces armées étendent depuis plus de deux ans leur emprise sur le peuple thaïlandais et affaiblissent chaque jour davantage l’appareil démocratique en place.
La liberté d’expression et d’agir est un lointain souvenir pour les Thaïlandais qui restent impuissants face à cette montée de la répression. En pleine détresse et incapables de lutter sous peine d’atterrir en prison ou de se voir condamné à mort, le peuple thaïlandais se retrouve également très seul face l’instauration de ce qui s’apparente à une dictature. La communauté internationale joue pour le moment les observateurs, laissant le chaos s’installer sur le territoire thaï.

Salvador: un Etat sous contrôle
Au Salvador, les « maras », ces groupes criminels qui sévissent en Amérique Latine, sèment la terreur et battent les records d’homicides.
L’été 2015 a sonné la fin de la trêve entre les gangs et le gouvernement. Les règlements de compte entre bandes rivales ont repris : la violence explose. Qui contrôle vraiment le Salvador ?
Selon une étude du ministère de la Défense, 10 % des habitants du pays, soit 600 000 personnes, travailleraient directement pour les deux principaux gangs du pays : la Mara Salvatrucha et la Mara Barrio. Incontournables, en l’espace d’une génération.
Leur emprise est économique et sociale. Leur contrôle s’exerce sur des pans entiers de la capitale. Désormais, chaque couche de la société est infiltré.
Les « maras » vont jusqu’à imposer des grèves dans les transports publics pour exiger des autorités un allégement de la répression qui s’exerce sur leurs activités et assurer des conditions d’emprisonnement moins difficiles à leurs membres.
Commerçants et les chauffeurs de taxi sont tenus de verser une « renta », une taxe obligatoire sous peine d’être exécutés. Plusieurs chefs de gangs doivent leur fortune à ces « impôts » et sont à la tête d’entreprises florissantes et « légales ».
Face à cette implacable domination, policiers et procureurs agissent cagoulés sur chaque scène de crime par peur des représailles. Impuissants, comme les « halcones », la force anti-gang de la police salvadorienne. Avec 500 dollars de salaire mensuel, à peine plus que le salaire moyen, ils sont démunis face à des membres de gangs mieux armés qu’eux…
Mais, jusque-là, le gouvernement a toujours refusé d’engager le dialogue avec ces gangs, dont les guerres de territoires sont à l’origine de la montée de violence qui embrase le pays depuis plusieurs années.



Disponible en replay du 30/01/2016 au 06/02/2016 à 18:35

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Programme: ARTE Reportage

Source: ARTE Reportage


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