Arte Yourope

Yourope

Yourope

Exit les tatouages, la mode est aux « tunnels » et « écarteurs » qui étirent les lobes des oreilles. Les fanatiques vont même jusqu’à se faire insérer des implants de métal sous la peau. Pour certains, c’est de l’art, pour d’autres, de l’automutilation. En fin de compte, rares sont ceux qui ne sont pas touchés par ce phénomène : la grande majorité des femmes a les oreilles percées et, à la piscine, on ne voit quasiment plus de personnes de moins de 30 ans dépourvues de tatouage. Quelles sont leurs motivations ? S’agit-il d’exprimer son individualité ou, au contraire, de manifester son appartenance à un groupe ?
Autre tendance lourde en Europe : le piercing. Les motivations ne sont pas seulement esthétiques. Souvent, cette pratique est porteuse d’un « message ».
En Croatie, les tatouages représentant de sobres motifs chrétiens ont le vent en poupe. Les tatoueurs de Zagreb et Split s’inspirent de modèles qu’ils trouvent dans des villages reculés de Bosnie, le pays voisin. Là-bas, les femmes portent traditionnellement ces bijoux pour manifester leur foi chrétienne.
Mais jusqu’où peut aller cette tendance ? Quand est-ce que le corps devient lui-même une œuvre d’art ? Une question qui se pose en particulier pour les « poupées vivantes ». L’Ukrainienne Anastasia Shpagina est une « living doll ». Elle apporte tant de soin à son habillement et à son maquillage qu’on a souvent du mal à croire que, sur les photos, il s’agit d’une vraie personne. Certaines d’entre elles n’hésitent pas à recourir à la chirurgie esthétique pour modifier leur corps, par exemple en se faisant ôter des côtes pour affiner leur taille. Modifier son corps pour changer d’identité ? Ou parce que notre image naturelle nous déplaît ?



Disponible en replay du 06/12/2014 au 13/12/2014 à 14:00

Chaine:

Programme: Yourope

Source: Yourope


Commentaires: